Blog sur la nature et ses merveilles
L'été, lorsque le jour a fui, de fleurs couverte La plaine verse au loin un parfum enivrant ; Les yeux fermés, l'oreille aux rumeurs entr'ouverte, On ne dort qu'à demi d'un sommeil transparent. Les astres sont plus purs, l'ombre paraît meilleure ; Un...
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À André Theuriet. Le bouvreuil a sifflé dans l'aubépine blanche ; Les ramiers, deux à deux, ont au loin roucoulé, Et les petits muguets, qui sous bois ont perlé, Embaument les ravins où bleuit la pervenche. Sous les vieux hêtres verts, dans un frais demi-jour,...
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Hé oui, je sais bien qu'il fait froid, Que le ciel est tout de travers ; Je sais que ni la primevère Ni l'agneau ne sont encore là. La terre tourne ; il reviendra, Le printemps, sur son cheval vert. Que ferait le bois sans pivert, Le petit jardin sans...
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Le vent de mars Comme en un jour de fête Le vent de mars Se fait tourner la tête. Il danse et il oublie L'hiver et sa grand-nuit II en pleure, il en rit Une giboulée ? Vite à l'abri Le vent de mars De l'hiver qui s'enfuit Le vent de mars N'aura plus peur,...
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Sur la grande table des jours, Les fées ont déposé de l’amour, Du bonheur et quelques miettes D´or, d’argent dans les assiettes Sur la nappe blanche dressée Les Dames ont délicatement placé Des vœux pour tous et plus encore De délicats petits trésors...
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Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux ! Un vent glacé frissonne et court par les allées ; Eux, n'ayant plus l'asile ombragé des berceaux, Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées. Dans les grands arbres nus que couvre le verglas Ils sont...
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L'automne de Anne-Marie Chapouton Il pleut Il pleut des feuilles jaunes il pleut des feuilles rouges L’été va s’endormir et l’hiver va venir sur la pointe de ses souliers gelés. Anne-Marie Chapouton ("Poèmes petits" - Delagrave, 1999) -
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Un écureuil sur la bruyère Se lave avec de la lumière Une feuille morte descend Doucement portée par le vent Et le vent balance la feuille Juste au-dessus de l'écureuil Le vent attend pour la poser Légèrement sur la bruyère Que l'écureuil soit remonté...
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Parmi la chaleur accablante Dont nous torréfia l’été, Voici se glisser, encor lente Et timide, à la vérité, Sur les eaux et parmi les feuilles, Jusque dans ta rue, ô Paris, La rue aride où tu t’endeuilles De tels parfums jamais taris, Pantin, Aubervilliers,...
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Septembre se nomme, le Mai de l'automne Et ce n'est pas sans raison que je l'affectionne. La température s'adoucit, dans nos contrées Pour permettre à l'automne de faire son entrée Dans un étalage de couleurs dorées et chaudes Afin d'envoyer l'été bouler,...
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