• Mon jardin, mon refuge

    Mon jardin, mon refuge

    Ecoute attentive, patience, silence, retour sur soi… Jardiner est peut-être le meilleur moyen d’entendre ce que le mot zen veut dire. La preuve avec quatre « pratiquants » détendus !

    Mon jardin, mon refuge

     

    Mon jardin, mon refuge

    « Mon jardin, c’est mon refuge. J’y vais quand j’ai plein de problèmes dans la tête, après je me sens beaucoup mieux. » « Lorsque je jardine, j’ai l’impression de mettre mes soucis en terre. » « En arrachant les mauvaises herbes, j’ai le sentiment de me débarrasser de mes pensées négatives. » « Jardiner m’apaise, je suis calme, je ne pense à rien. Je dirais même que lorsque je m’occupe de mon petit carré de terre, je fais ma thérapie ! »
    « Refuge », « havre de paix », « lieu de ressourcement et de rencontre avec soi »… Etonnant comme les qualificatifs employés par les quelques dizaines d’internautes qui ont répondu à notre appel à témoins sur « l’esprit du jardin » ont été les mêmes. Tout comme ceux utilisés pour décrire les effets du jardinage : « sérénité », « apaisement », « calme de l’esprit », « plénitude », « équilibre intérieur »…

    L’esprit du jardin serait-il « naturellement » zen ? Oui, parce que, sans le savoir, les jardiniers amateurs ou professionnels détiennent l’une des clés de cette philosophie : ils ne jardinent pas « pour eux-mêmes » mais « pour le jardin ». Ils font en direct l’expérience de l’effacement de l’ego et de la conscience de l’« ici et maintenant » chers au zen. Cette activité, qui demande parfois des efforts physiques importants, surtout au printemps – où il faut nettoyer, couper, tailler, biner, sarcler, désherber… –, n’invite pourtant pas, en apparence, à la sérénité. On pourrait en effet croire que le « faire » est à l’opposé de l’idée zen du calme intérieur. Bien au contraire : avoir conscience de chacun de ses gestes en se laissant guider par le flux de la vie suffit pour transformer une action, même aussi physique, en expérience zen.

    Absorbé par l’instant présent, passé et futur s’effacent pour laisser place à un temps immobile, où l’on devient l’action, et non plus celui qui agit. Un état d’esprit qui peut même être thérapeutique : « quand je suis en colère, je prends un sécateur et je taille les rosiers, nous dit une internaute. Lorsque j’ai des soucis, je plante de nouvelles fleurs. Et quand je suis au fond de ma déprime, j’attaque un travail plus pénible de binage et de nettoyage, qui devient salvateur. »

    Jardiner serait donc un véritable état d’esprit, étonnamment proche de ce que le zen appelle la conscience hishiryo : une conscience ouverte, dans laquelle notre vie prend sa véritable dimension, sans séparation entre le corps et l’esprit, sans séparation entre soi et la nature.

    Un prolongement de la maison

    Béatrice, 42 ans, professeure d’arts plastiques :
    « C’est un prolongement de la maison, et non un espace placé à côté d’elle »

    « Architecte de formation, j’ai dessiné moi-même mon jardin. Comme je suis attirée par le bouddhisme depuis très longtemps, il est délibérément d’inspiration zen : un bassin triangulaire avec des poissons, une fontaine en bambou, des galets… Il représente les trois éléments : la terre, l’eau et l’air – plus le ciel qui se reflète dans l’eau. Ce jardin est, comme le veut l’esprit zen, un prolongement de la maison, et non un espace placé à côté d’elle. L’énergie circule librement de l’intérieur vers l’extérieur et de l’extérieur vers l’intérieur – c’est la raison pour laquelle je ne mets pas de rideaux.

    Mon jardin, c’est mon lieu de ressourcement, un endroit où je peux être vraiment en contact avec la réalité. Nous vivons de plus en plus dans le virtuel et l’”informatisé”, donc de plus en plus dans le mental, et cela nous éloigne de nous-même, de notre unité corps-esprit. Pouvoir toucher la terre un peu tous les jours me permet d’entrer, justement, en contact avec moi-même. Suite à une maladie, j’ai été en convalescence chez moi pendant un an et obligée en quelque sorte de pratiquer le zen en contemplant mon cerisier du Japon pendant des heures… J’ai ainsi passé beaucoup de temps à observer la nature, la façon dont les bourgeons naissent et se développent, dont les fleurs apparaissent. Je fais d’ailleurs pousser peu de fleurs, pour ne pas avoir trop de touches de couleur : plus le temps passe, plus je recherche la simplicité. »

    Extrait de pyschologies.com

    « Des nouvelles de l'épidémie !Une si jolie pivoine »
    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    Tags Tags : ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :