• Le livre de la vie d'Alberto - partie 3

    Troisième partie de la vie d'Alberto

    La troisième vie terrestre va être fatale pour Alberto. Durant cette vie, il se consacra tellement à une femme et au mysticisme qu'il en oublia la mission qui lui avait été confiée. Mais il n'en resta pas seulement là, car dans les incarnations suivantes Alberto retomba toujours dans la même erreur, ce qui rendit ses vies terrestres parfois très pénibles.

    Plus quelqu'un possède de valeur spirituelle, plus les ténèbres chercheront à détourner l'attention du vrai but de cette personne. Deux cent cinquante ans environ après le Christ, un groupe d'esprits, fermement liés depuis l'époque de Jésus aux irradiations divines, fut envoyé sur terre. Alberto se trouvait parmi eux. Leur mission consistait à assister les chrétiens qui souffraient sous le règne des rois Decius et Valerius. L'empire romain perdait partout une suprématie durement conquise au cours des centaines d'années. Ces deux rois cherchaient la cause de ce malheur.

    Comme toujours dans l'histoire de l'humanité, c'est par la biais de la féminité que provient l'influence des ténèbres. Les prêtres se servaient d'une femme du temple d'Isis pour répandre le bruit que tout le mal qui s'abattait sur l'empire était dû aux chrétiens, chaque jour plus nombreux, qui prêchaient partout l'amour et l'égalité. Pour bannir ce malheur. Il était nécessaire de restaurer l'ancien culte des dieux romains et d'obliger les chrétiens à leur rendre honneur. Et c'est ce qui arriva. Mais la plus grande partie des chrétiens n'obéit pas, ce qui entraîna d'importantes représailles contre eux.

    Le groupe des esprits envoyés était déjà incarné sur terre dans sa totalité. Ils vivaient dans les villes et les villages les plus exposés aux persécutions. Alberto s'appelait Aureliano et il exercait la fonction de médecin.

    Déjà petit Aureliano Demetian montrait des prédispositions dans l'art de guérir. Il apprenait le nom et l'usage de toutes les herbes avec une surprenante rapidité. A vingt ans, il fabriquait déjà toutes sortes de baumes, de pommades et de mélanges d'herbes en poudre utilisés dans les thermes. Les méthodes employées dans la médecine d'autrefois différaient largement de celles d'aujourd'hui. Tout bon médecin, avant de prescrire ou de préparer une infusion ou un autre médicament, cherchait à savoir si une quelconque affection pesait sur l'âme du malade. Il serait très intéressant de décrire les divers procédés employés par les médecins de ce temps, mais ce n'est pas le but de ce récit.

    Aureliano Demetian avait hérité de sa tante Concordia, veuve depuis des années, d'une belle herboristerie bien aménagée. Les herbes constituaient la base principale de la médecine des temps passés. Concordolia était chrétienne et Auréliano également avait été élevé dans les mêmes principes. lorsque commencèrent les persécutions des chrétiens, nombre d'entre eux se rendirent chez Aureliano pour s'informer de ce qu'ils devaient faire. Tous savaient que parmi ses patients se trouvaient des romains importants, parce que ceux-ci avaient plus confiance dans les remèdes d'Aureliano que dans ceux de leurs propres prêtres.

    Aureliano ne défendait qu'un point de vue : ne pas se rétracter. Rester ferme dans la foi en Jésus le Fils de Dieu ! Ainsi il les aida de toutes les façons possibles. Ces persécutions unirent plus encore les chrétiens et très peu se soumirent aux nouvelles lois.

    Un jour Aureliano fut appelé pour aider un malade. C'était un riche commerçant syrien, malade depuis trois jours, qui était assis paralysé dans le temple de la fortune. Les prêtres médecin avaient déjà tout fait tout ce que leur savoir permettait de faire en pareil cas mais sans succès. Aureliano réussit à le guérir. Le retentissement de cette guérison fut si grand que partout on demandait après lui.

    C'est ainsi qu'il faut appelé au temple d'Isis, ce qui était tout à fait exceptionnel, car les prêtresses de l'ancienne déesse égyptienne Isis ne devait accueillir aucun homme dans leurs espaces privés. Malgré cela, il s'y rendit pour soigner la prêtresse malade. Elle avait une vilaine éruption sur le corps qui la faisait terriblement souffrir. Aureliano la traita avec des tisanes de le meilleure façon possible.

    Le jour de sa dernière visite chez la prêtresse, il rencontra une jeune fille devant l'image d'Isis qui attira immédiatement son attention. La femme, une syrienne, avait connaissance de sa venue au temple et l'attendait déjà car elle aussi voulait lui demander conseil. Après une longue conversation, la jeune syrienne lui montra une mauvaise plaie, déjà infectée, entre les seins. Et ainsi commençât le malheur d'Aureliano qui jusqu'alors avait porté le nom honorable d'Aureliano Demetian, le chrétien.

    Il s'éprit de la jeune fille Thirza, qu'il voulait au début convertir au christianisme. Mais le contraire se produisit, car il apprit à connaître tous les dieux syriens et égyptiens, ainsi que les divers astrologues et initiés en tarot égyptiens, une genre de cartomancie. Thirza le fit entrer dans les cercles où étaient pratiquées les magies les plus diverses. Là, on lisait l'avenir dans les lignes du pied droit ou de diverses autres manières. Les villes romaines et même les petites localités étaient infectées de ces charlatans qui arrivaient des divers points du globe, mais principalement de l'Orient.

    Aureliano apprit à tout connaître comme il possédait une bonne intuition, il découvrit rapidement que tous ces exercices de magie, ainsi que les autres procédés pour découvrir l'avenir n'avaient que bien peu d'utilité. Mais il s'était si étroitement attaché à Thirza que tout le reste lui était indifférent. Ce n'est pas qu'il avait oublié l'enseignement du Christ, mais il ne le pratiquait plus. Toute son attention était dirigée  maintenant sur Thirza. Elle l'avait détourné de son chemin. Il avait à peine de temps encore de traiter ses malades et préparer les remèdes. Alors les chrétiens qui l'avaient toujours considéré comme leur soutien, s'éloignèrent de lui et beaucoup se soumirent aux romains pour vivre en paix.

    Aureliano s'appauvrit, car la famille de Thirza lui prenait tout ce qu'elle pouvait. Sa tante Concordia, qui s'occupait particulièrement des herbes avec soin, mourut peu de temps après qu'il ait fait la connaissance de Thirza. Son union avec Thirza dura cinq ans. Pendant ce temps, il perdit l'honneur d'être chrétien. Il perdit ses biens et sa santé. Ses mains tremblaient et en toussant il crachait du sang. Lorsque la jeune fille émigra avec les siens, il n'avait plus la santé pour l'accompagner.

    La dernière image d'Aureliano montre un homme couvert de haillons, criant les bras levés :"O temps, recule ! O temps recule !" Mais le temps n'a pas reculé. Au contraire ! Différentes vies terrestres avec des conditions difficiles furent le résultat de sa passion insensée et néfaste. Cette passion ne lui aurait pas été nuisible si Thirza avait été une femme liée à la Lumière. Mais elle vivait uniquement  de tout ce qui était mystique et croyait en tout, sauf en Dieu et en Jésus. Ainsi, même sans intention délibérée de nuire à Aureliano, elle lui transmis, en raison de sa liaison avec les ténèbres, toutes les irradiations nécessaires pour l'annihiler.

      

    A suivre.................

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