• La gemmothérapie

     
    Cette branche de la phytothérapie a à peine 40 ans. L’idée d’utiliser les bourgeons de plantes, donc leur « potentiel total », commence à faire parler d’elle. Présentation.

    Erik Pigani

    Tout au long de l’histoire de la phytothérapie, les bourgeons ont été peu utilisés. Tout au plus ceux du pin et du sapin pour les voies respiratoires, ou du peuplier blanc pour fabriquer un onguent anti-inflammatoire. Au cours des années 1960, un médecin belge, le docteur Pol Henry (1918-1998), étudie les bourgeons et les jeunes pousses, et pose une hypothèse : le méristème – le tissu végétal capable de créer de nouvelles cellules dans la zone de croissance de la plante – contient toute l’« énergie informative » de son développement. Pour lui, les bourgeons sont donc un véritable concentré d’informations avec un potentiel thérapeutique inégalable. Il met alors au point une nouvelle méthode phytothérapeutique qu’il nomme « phytoembryothérapie ». Un peu plus tard, un médecin phytothérapeute et homéopathe français, Max Tetau, modernise la technique et forge le terme de « gemmothérapie », à partir du latin gemmae, qui signifie à la fois « bourgeon » et « gemme ».

    Comme les bourgeons et les jeunes pousses contiennent toutes les informations de la future plante, ils sont plus riches en acides nucléiques et hormones de croissance, et contiennent plus de vitamines, minéraux et oligoéléments que n’importe quelle autre partie « mûre ». Mais, et surtout, ils en possèdent toutes les propriétés (le « totum ») : celles des racines, des feuilles, des fleurs, des fruits, de l’écorce tendre. C’est pourquoi on l’appelle parfois « phytothérapie globale ». Par exemple, le bourgeon d’aubépine possède à la fois les propriétés médicinales de la fleur, donc son action sur le rythme cardiaque, et celles du fruit, son action sur le muscle cardiaque. Si des recherches ont été menées pour identifier les propriétés de chaque bourgeon, la gemmothérapie n’a encore fait l’objet d’aucune publication scientifique.

    Deux techniques sont employées pour obtenir les solutions de gemmothérapie. Dans la première, les bourgeons macèrent dans un mélange de glycérine et d’alcool pendant trois semaines pour obtenir un « macérât mère ». Cette substance est ensuite diluée dix fois pour obtenir le « macérât glycériné D1 ». Dans la seconde, les bourgeons macèrent dans un mélange de glycérine, d’alcool et d’eau – ce qui, entre autres, réduit la quantité d’alcool à ingérer –, et la solution n’est pas diluée. C’est le « macérât glycériné concentré ». Ces deux méthodes ayant leurs propres partisans, elles sont aujourd’hui toutes deux commercialisées. Pour tester les effets des bourgeons, hormis s’adresser à un phytothérapeute ou un praticien de santé formé à cette méthode, les laboratoires de gemmothérapie ont mis au point un arsenal de complexes facilement disponibles pour les allergies, les problèmes articulaires, la cellulite, le soutien des défenses immunitaires, le sommeil, la mémoire, le système nerveux…

    Source : psychologies.com

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