• La cuisine

    La cuisine

    La cuisine est si calme
    En ce matin d’avril
    Qu’un reste de grésil
    Rend plus dominical.

    Le printemps, accoudé
    Aux vitres, rit de voir
    Son reflet dans l’armoire
    Soigneusement cirée.

    Les chaises se sont tues.
    La table se rendort
    Sous le poids des laitues
    Encore lourdes d’aurore

    Et à peine entend-on,
    Horloge familière,
    L’humble cœur de ma mère
    Qui bat dans la maison.

    (Maurice Carême, Mère, 1935)

    « BlancEquilibre fuyant »
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