• Automne : votre stratégie nutritionnelle

    Récolter les bienfaits de l'été et optimiser nos ressources pour affronter l'hiver : tel est le double objectif de l'alimentation automnale. Une mission qui plus que jamais passe par les fruits et légumes, nos alliés santé.

    Julie Mart

    La saison de l'intériorisation

    En médecine traditionnelle chinoise, chaque saison correspond à un élément. A l’automne est associé l’élément métal, symbole d’intériorisation, à l’image de l’arbre qui perd ses feuilles et se concentre sur l’essentiel, son tronc, explique Christiane Barbiche, auteure de L'Art de se nourrir sainement au XXIème siècle (Grancher, 2008), et créatrice du concept Les quatre saisons du bio, à l'usage des professionnels de la restauration.

    L’homme n’échappe pas à ce cycle. Chez lui, l'élément métal correspond au déclin naturel et normal qu’est le vieillissement, mais aussi la sécheresse. Mais la civilisation l’entend autrement et l’automne, synonyme de rentrée, est une période plus active que jamais pour nous autres. D’où l’importance d’une alimentation variée et équilibrée pour nous apporter énergie en cette phase de repli physiologique

     

    Purifier son organisme

    A chaque changement de saison, il est bon de pratiquer une cure détox sous forme d’une mono-diète. L’objectif : mettre le corps au repos et favoriser le fonctionnement des organes dépuratifs (foie, reins, peau…). « La cure de détoxification permet de nettoyer toutes les pollutions, toxiques et toxines que l’on accumule tout au long de l’année via l’air que l’on respire, notre alimentation, nos problèmes d’hygiène de vie comme le stress et la sédentarité », explique Patrick Machelard, naturopathe. Et ainsi, de mieux affronter l’hiver à venir.

    Une cure détox, oui, mais laquelle ? Si toutes ont le même objectif – purifier le corps – chacune à son ennemi à abattre. On observe ainsi deux grands types de cure, précise le naturopathe.

    • La première vise à purifier l’organisme de tous les éléments encrassant, surchargeant le foie et épaississant le sang. Les signes qui doivent mettre la puce à l’oreille : quelques kilos superflus, un taux de cholestérol élevé, une sensation d’écœurement récurrente et des pathologies du type bronchite ou rhume. Le must pour nettoyer l’organisme est la cure de raisin. Le radis noir et l’artichaut sont également d’excellents dépuratifs, mais difficiles à adopter en mono-diète !

    • La deuxième s’attaque au surplus d’acidité du corps, généré par le stress, l’activité physique à outrance ou au contraire la sédentarité, et toujours l’alimentation : jus d’orange le matin, céréales, protéines animales, alcool. Une tendance à l’amaigrissement, des problèmes inflammatoires (angines, cystites à répétition), des troubles articulaires, des caries, des cheveux et ongles cassants : autant de signes précoces de déminéralisation, et donc d’acidité. En la matière, la cure de sève de bouleau est championne : elle stimule le rein, facilitant ainsi l’élimination de tous les acides accumulés. A pratiquer sur 40 jours : 20 jours de sève de bouleau, suivis de 20 jours de jus d’argousier, un redynamisant riche en vitamine C. Autre possibilité : une mono-diète à base d’aliments alcalisants tels la pomme de terre, la courge, la banane, l’avocat.

     

    Faire le plein de vitamines

    L’automne signe le retour des maux d’hiver : rhino-pharyngites, bronchites et autres infections ORL. On veillera donc à booster notre système immunitaire via une alimentation équilibrée, faisant la part belle aux fruits et légumes.

    En cette période automnale, la carence la plus courante est la vitamine C, « une vitamine particulièrement fragile, sensible à la lumière du soleil et la montée en température à 60°C », rappelle Patrick Machelard. Consommez donc vos kiwis, agrumes, crucifères, poivrons, cassis (surgelé) crus, ou très légèrement cuits. Fumeurs, sachez qu’une cigarette détruit environ 25 mg de vitamine C. A bon entendeur…

    Autre vitamine à favoriser : la bêta-carotène (ou provitamine A), qui participe à la lutte contre le vieillissement grâce à ses propriétés anti oxydantes, ainsi qu’au bon fonctionnement du système immunitaire. En automne, la carotte, le potiron et potimarron, le brocoli, le persil et le panais seront nos alliés. La vitamine E, qui aide à lutter contre le stress oxydatif et favorise la résistance aux infections, sera apportée par les huiles vierges de première pression. Pour le bon équilibre oméga 3-6-9, adopter l’huile d’olive pour la cuisson et l’huile de colza ou de noix pour l’assaisonnement.

     

    Engranger sels minéraux et oligo-élements

    Côté sels minéraux et oligo-éléments, nombreux sont ceux qui participent à nos défenses immunitaires. On retiendra notamment le zinc, véritable agent anti-infectieux, à piocher dans les huîtres, la viande, les œufs, les produits laitiers, les céréales et le germe de blé. Autre allié de notre système immunitaire : le sélénium, que l’on trouve dans les abats, crustacés, fruits de mer, oléagineux, et tout particulièrement la noix de Brésil.

    En cette période de morosité, veillez également à un bon apport en magnésium grâce aux oléagineux, algues, céréales complètes, légumineuses, fruits secs, fruits de mer, chocolat noir à plus de 70%, germe de blé et certaines eaux minérales. A savoir : la vitamine B6 – que l’on retrouve dans le foie, les levures, le germe de blé, les lentilles, les bananes, les viandes et le poisson - booste l’activité du magnésium.

    Dernier conseil de Patrick Machelard : limiter les aliments acides, notamment les agrumes (à l’exception du citron) et le lait de vache qui favorisent les pathologies hivernales. A éviter également, les aliments raffinés, carencés en vitamines et minéraux dont notre corps a besoin pour renforcer son immunité.

     

    Penser variété

    Une alimentation équilibrée et variée suffit en principe à nous apporter ces vitamines et minéraux en quantité suffisante. Oui, mais pas toujours facile de trouver le bon équilibre… L’astuce de Christiane Barbiche : faire un plan alimentaire sur une semaine, en prenant soin d’avoir au moins une quarantaine d’aliments différents, dont une grande proportion de fruits et légumes frais.

    « Je conseille chaque jour un aliment crucifère (chou, rutabaga, navet, radis noir), un organosulfuré (ail, oignon, échalote, poireau), un oléagineux (amande, noix, noix de cajou, graine de tournesol), un fruit sec et des fruits, précise l’auteure. Des protéines au moins deux fois par jour, mais pas forcément animal, ou alors privilégier les produits de la mer, et notamment les poissons dits gras, riches en oméga 3 », ajoute-t-elle.

    Quant aux fruits et légumes, nos deux spécialistes sont unanimes sur l’art et la manière de les manger pour bénéficier au mieux de leurs bienfaits. Ainsi, ils conseillent de consommer une petite partie des légumes sous forme crue, en début de repas, pour éviter le phénomène de « leucocytose digestive ». Explication : lorsque l’on commence un repas par un aliment cuit, on observe une production massive de globules blancs qui se dirige sur le système digestif, et de ce fait sont moins opérationnels au niveau du système immunitaire. Les fruits, quant à eux, sont à consommer de préférence en dehors des repas, lors de collation du matin et du goûter.

    Source : psychologies.com

     

     

     

    « Manger en pleine conscienceLa chataigne »
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